03.10.2011
Au-delà du cas NEYRET- police et indics!

Monsieur NEYRET est mis en examen - nous rappelons conformément à nos habitudes qu’il bénéficie de plein droit de la présomption d’innocence.
Les réflexions suivantes concernent le délicat problème de l’efficacité d’une police- indépendamment de son cas qui relève de la Justice.
Les séries de télévision nous font rêver avec les miracles de la police scientifique - ainsi des policiers ouvrent des dossiers non résolus depuis plus de vingt ans et en un temps record avec un bon ordinateur et de l’ADN solutionnent en 45 minutes une inextricable affaire-
C’est la télé.
Dans la réalité! Prenons un exemple simple: le travail de la police de proximité, au temps où elle existait.
Certes, être en contact avec la population mais aussi « détecter » les meneurs des cités- connaître son monde - ses clients. Donc une police de renseignements avant tout.
Certaines infractions commises par le grand banditisme ne peuvent être élucidées, non par une police de renseignements, non par l’ADN mais bien par des renseignements « donnés » par des indics.
La police a le plus grand mal à infiltrer ces « milieux ».
Certes la collecte des renseignements par les douanes, les services fiscaux, les signes extérieurs de richesse etc. sont des éléments précieux mais insuffisants.
Il y a discordance entre le prix d’une voiture et le salaire de son propriétaire - mais cet argent sale vient de la drogue, de la prostitution, du blanchiment d’argent?
Tous les truands n’ont pas l’esprit blingbling! Certains investissent dans des paradis fiscaux etc.
Donc rien ne vaut le bon renseignement de base.
Les policiers sont donc contraints de fréquenter des gens peu fréquentables et les gens peu fréquentables sont parfois voire bien souvent des gens bien sympathiques.
Capables de tuer, de torturer mais sont de commerce agréable.
Alors les tentations de la sympathie, d’une générosité « naturelle », d’une forme de charisme peuvent entraîner des fonctionnaires mal payés, mal considérés, mal traités de créer des liens.
Tous les vieux flics - je veux dire - ceux qui ont travaillé à l’ancienne gardent une espèce de « bon souvenir » de certains membres du milieu.
Le tutoiement y est de rigueur - en se surveillant et s’observant - une complicité de fait peut se créer - ils ont la même vie!
A l’image des gardiens de prison qui vivent en commun avec des détenus.
Il faut tant pour les policiers que les gardiens avoir de très grandes qualités morales pour éviter de franchir la « ligne jaune »!
Les délocaliser sans cesse ferait perdre leurs contacts, leur expérience - les « patrons » doivent surveiller, encadrer les opérations mais il faut convenir que la mission est difficile.
Alors pourquoi ne pas créer, une espèce de tribunal-conseil, pour aider les policiers en leur mission et même de les surveiller. Les procureur et procureur général veille au grain mais ils sont parfois très éloignés des nécessités au quotidien des policiers. Ne peut-on imaginer (ils sont déjà répertoriés et fichés, les indics) de leur délivrer par ce tribunal-conseil un « label »?
Ledit label pouvant être supprimé à tout instant?
Une piste de réflexion pour éviter des dérapages.
Cicéron.
21:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2011
DSK face au système accusatoire!

TOUT HOMME EST PRESUME INNOCENT.
Il y a quelques mois, on nous expliquait que le temps des petits juges était fini. Outreau (?) semblait avoir signé leur arrêt de mort - seul le système américain (vu à la télé) était notre sauveur.
Aujourd’hui, ce système appliquait à un homme connu dans le monde entier nous montre ses limites.
DSK entouré des meilleurs avocats pénalistes, ayant les moyens financiers de se faire assister par de grands cabinets américains, n’a toujours pas pu faire valoir ses éléments de défense.
22:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk;justice accusatoire, juge d'instruction
21.09.2009
Clearstream : une affaire « Grégory politique » ?

Clearstream : une affaire « Grégory politique » ?
Il est des affaires où les juges peuvent rendre des décisions judiciaires, lesdites décisions étant soumises aux cours d'appel, à la cour de cassation et l'affaire n'est jamais finie.
L'affaire Clearstream est de ce type de dossier.
Dans l'affaire Grégory, les Français et pas des moindres, se posaient une seule question la mère est-elle ou non coupable ?
La justice a répondu mais dans le cœur de certaines personnes, la question est toujours brûlante.
L'affaire Dreyfus, il y a toujours des questionneurs pour se poser des questions.
L'affaire Clearstream qui devrait être appelée l'affaire Sarkoszy, de Villepin n'aura aux yeux de nombreux français jamais de fin.
Certains verront un procès politique, d'autres le respect des droits d'une partie civile.
Pendant, un mois les comptes-rendus d'audiences vont être omniprésents dans la presse.
Il y aura bien quelques vraies fausses révélations distillées pour maintenir le suspens, un jugement sera rendu, puis la cour d'appel statuera, puis la cour de cassation, peut-être la cour européenne.
Quelque soit la décision des juges et des différentes juridictions qui seront amenées à statuer, le problème est figé depuis de longs mois : vous êtes Sarkozy ou de Villepin ?
Cicéron
21:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clearstream, grégory, sarkozy, de villepin, justice
19.05.2009
Collèges et violences : persistances des erreurs !

Collèges et violences : persistances des erreurs !
Comment imaginer qu'un enfant de 13 ans, enfant que l'on dit sans histoires particulières, puisse porter un coup de couteau à son professeur (rappel impératif toute personne non condamnée définitivement est présumée innocente) - une punition pour un devoir oublié et le lendemain un coup de couteau est donné. Qu'est-ce qu'un enfant de 13 ans sans histoires ? Même les spécialistes de l'enfance : éducateurs, psychologues, n'ont pas de réponse définitive. Au-delà de ce cas individuel, comment un enfant de cet âge, garçon ou fille, vit, ressent les émotions, sa découverte de la vie.
En 2009, une punition pour un devoir non-rédigé peut paraître bien anodine, par rapport aux années 70 - mais comment un enfant ressent cette « punition » par rapport aux autres élèves, à ses parents à ses aspirations et aux espoirs qu'il a.
Qui n'a pas eu à cet âge des rêves fous ? Espérer être un grand patron d'hôpital par ce qu'un membre de sa famille est malade, alors que ses origines sociales, ses lacunes font qu'il n'a aucun espoir d'atteindre un tel objectif social. Qui n'a pas pensé devenir un sportif millionnaire alors que ses aptitudes physiques sont très limitées voire même proches de l'état d'un handicapé ?
Les élèves calmes ne sont pas nécessairement des élèves sans problèmes et sans souffrances - ils peuvent, comme l'on dit « péter un câble ».
Alors, proposer pour tenter de rassurer les enseignants, des postes de police dans les établissements scolaires, des référents policiers, des portiques sont des leurres.
Mieux former les enseignants à détecter ce type d'enfant en difficultés morales, est un travail difficile et de longue haleine mais la seule solution.
Restaurer un dialogue, un respect, le goût de la culture sinon les gangs font se former et s'unir pour mener combat contre les forces de police.
La Justice devrait également faire des interventions pédagogiques dans les collèges pour sensibiliser les jeunes aux règles de droit et du droit.
Cicéron de www.desk-textos.fr
11:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : violences, collèges, police, justice










