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24.10.2008

Rachida DATI lasse son auditoire !

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Rachida Dati fait partie de ses personnages politiques qui sont projetés sur la scène politique et qui du jour au lendemain sont sous les projecteurs.

 

Avant la campagne de Nicolas Sarkozy, aux élections présidentielles, elle était peu ou pas connue du grand public  - très vite car elle est belle, jeune, dynamique, elle s’impose comme une « femme politique du renouveau », une nouvelle approche de la politique.

Souriante, jouant un rôle important dans la campagne – elle est un pilier de cette campagne : la récompense est à la mesure de son travail : ministre de la justice, garde des sceaux.

 

Un poste important et très convoité : un poste de prestige, un poste régalien.

Première erreur peut-être pour elle : ancien magistrat ayant un petit grade, être à la tête de la magistrature, la « patronne » des magistrats, c’était quelque part une faute de goût pour les « éléphants » de la magistrature.

 

Ses méthodes de gestion du personnel (défilé permanent de ses collaborateurs), son goût prononcé pour le monde des paillettes et des journaux people, son amitié avec Cécilia Sarkozy, son « caporalisme » ne pouvaient que fatiguer les magistrats : issue d’une école prestigieuse, issue de milieu très favorisé, des ++ comme aurait dit Pierre Bourdieu.

Vouloir modifier l’institut judiciaire au pas de course était un échec.

Alors Rachida Dati décourageait les avocats et les élus locaux avec sa réforme de la carte judiciaire, sa manière toute sarkozienne de vouloir faire coller les lois au rythme des dépêches de l’AFP, sans donner les garanties financières de la possibilité de réaliser ses réformes, elle fatiguait les avoués et les huissiers qu’elle veut rayer d’un trait de plume. Elle ne pouvait apparaître qu’une « juge Dandin » dans le monde feutré de la justice.

 

Les magistrats ont souvent mangé leur hermine, en silence !

Alain Peyrefitte les avait déjà habitués : la loi sécurité et libertés n’avait que pour objectif d’enfermer les juges dans un carcan de peines automatiques car il estimait que les magistrats étaient trop laxistes.

 

Convoquer les procureurs généraux pour les tancer car ils ne feraient pas appliquer les peines planchers, faire entendre des magistrats comme de simples citoyens suite à des émeutes ou suicides dans les prisons – halte là !

 

Des magistrats du Parquet dits magistrats debout certes, magistrats couchés au pied de la belle Rachida, là NON !

Alors hier, les magistrats n’ont pas faits grève (contraire à la loi) mais ils ont fait des mouvements de protestations, se sentant victimes de « brimades et de caporalisme »

 

Il ne serait pas impossible que l’état de santé de Madame Rachida Dati, suite à sa grossesse, l’oblige à avancer son congé maternité ?

Devedjian en rêve depuis si longtemps de ce poste ?

 

Cicéron.

14.10.2008

Faut pas parler aux cons, ça les instruit ! Coluche aurait pu le dire !

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C’est du Michel Audiard et Paul Lederman ne pourra pas réclamer d’interdiction !Comment peut-on en 2008, demander en référé de changer le sous-titre d’un film car « l’histoire d’un mec » appartiendrait à Monsieur Lederman, producteur de Coluche ?

Combien de titres de journaux reprennent des titres de film, qui pourrait penser que nous ne pourrons plus dire : « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » ?

Nous ne pourrions plus dire « OK » car se serait le sceau d’un film avec Clavier ?

Les films dont les scénario ont été écrits par Audiard sont de véritables mines d’inspiration pour les journalistes, les humoristes mais surtout le public de ces films.

 

Juridiquement la cause n’était pas bonne, de plus demander 150.000 euros même au bénéfice des restos du cœur, c’est une attitude guère compatible avec l’esprit Coluche !

 

Que Paul Lederman soit critique à l’égard du film, c’est son droit – de là à tenter de le rayer de l’affiche en faisant une demande tardive devant le tribunal des référés alors que des extraits sont diffusés, par exemple sur le portail Orange depuis de nombreux mois, cela s’apparente à une entreprise funeste de censure.

Censure et Coluche ? Il y a un hiatus.

 

Le juge des référés a bien raison de dire que cette expression appartient à tous, comme « ma poule », « enfoirés »  et bien d’autres expressions que Coluche utilisait dans ses sketches.

 

Paul Lederman a tenté d’utiliser la Justice et les pénalités financières pour agir contre le film, Coluche doit se retourner dans sa tombe.

 

Il serait le gardien du temple de la mémoire de Coluche, ce dernier a une famille, qui semble ne pas apprécier le film mais qui ne joue pas avec la Justice – enfin, presque, il semblerait qu’un ou des procès opposeraient la femme de Coluche au producteur !

 

J’aimais Coluche, je n’irai pas voir le film car il a été trop « marketé » mais je ne pouvais imaginer qu’un jour au nom de la mémoire de Coluche une telle procédure serait diligentée !!

 

Tu nous manques « enfoiré ».

 

Cicéron

 
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